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De qui
cette phénoménale ânerie ? Je crois avoir fait voir qu'il n'y a ni mesure ni mélodie dans la musique française parce que la langue n'en est pas susceptible ; que le chant français n'est qu'un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue ; que l'harmonie en est brute, sans expression, et surtout uniquement en remplissage d'écolier ; que les airs français ne sont point des airs ; que le récitatif français n'est point du récitatif. D'où je conclus que les Français n'ont point de musique et n'en peuvent avoir, ou que, si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux. De l'effarant Jean-Jacques Rousseau ! (1753) En 1752, une troupe italienne itinérante avait donné à Paris des
opéras-bouffes (dont la Serva padrona, de Pergolèse). Le succès avait été
considérable et, très vite, certains s'étaient mis à opposer tradition
italienne et tradition française (alors dominée par la tragédie lyrique).
Les deux camps avaient rivalisé de mauvaise foi pendant plusieurs mois, se
jetant pamphlets et partitions à la tête, et puis, les Italiens avaient
fini par se retirer. Cette vive polémique est restée dans l'Histoire sous
le nom de "Querelle des Bouffons". Les fêtes de Polymnie :
musique en France de 1643 à 1764
Le plus, par rapport à l'Opéra, c'étaient les moments
de respiration que le dramaturge ména geait ici et là. On appelait ces
temps des "divertissements", ils étaient de la responsabilité du musicien
et du chorégraphe, et se composaient de chœurs et de ballets. Ils
permettaient aux auditeurs de souffler un peu et de se changer les idées,
car cinq actes d'une histoire souvent tortueuse (voir la rubrique
Synopsis), cela pouvait sembler un peu long. En termes très actuels, nous
dirons que la tragédie lyrique était un opéra où l'on "zappait" de temps à
autres. Pour aller plus loin : Le n° 68 de l'Avant-Scène consacré à Médée de Marc Antoine Charpentier, 1ère édition 1984, mise à jour 1993. Tout le monde connaît l'Opéra. Connaissez-vous la
Tragédie lyrique ? Cela
date de la fin du 17e siècle, ce n'est pas à proprement parler de l'Opéra,
c'est du théâtre en musi- que. Le genre a été créé en France par
Jean-Baptiste Lully (1632-1687) et il a connu la
perfection avec Jean Philippe Rameau
(1683-1764). Théâtre
en musique
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lyrique
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profane française Querelle bouffonne
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novi ? Naxos, nous propose une nouvelle lecture de la version 1754 de Castor et Pollux de Rameau par les Canadiens de Opera in Concert / Aradia Ensemble sous la direction de Kevin Mallon (Naxos 8.660118- 19). Jusqu'ici, nous disposions de l'honnête version enregistrée en 1982 par Charles Farncombe. Le nouvel enregistrement, apporte donc une goulée d'air frais, sur le plan instrumental à tout le moins (à une faute de goût près : l'air très gai de l'acte II vraiment trop mou !). Sur le plan choral, il a malheureusement plus de difficulté à rivaliser avec les Arts Florissants (qui ont enregistré la version de 1737). février 2004 Accord nous sort un volume V de la série Lully ou le musicien du Soleil. (Accord 2CD 476 1053) Victoire ! Au programme : Le triomphe de l'Amour, opéra-ballet de 1681, joliment interprêté par La Simphonie du Marais de Hugo Reyne. C'est en live, mais les musiciens s'en... suite Actualité
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Mise à
jour : 22 février 2004 Accueil
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