CASTOR ET POLLUX

COMPOSITEUR

Jean-Philippe RAMEAU
LIBRETTISTE

Pierre Joseph Bernard
 
ORCHESTRE
Aradia Ensemble (dir. Julie Wedman)
CHOEUR
Choeur de l'Opera en Concert
DIRECTION
Kevin Mallon

Castor
Colin Ainsworth
ténor
Pollux
Joshua Hopkins
baryton
Télaïre
Monica Whicher
soprano
Phébé, Hébé
Meredith Hall
soprano
Jupiter
Giles Tomkins
baryton-basse
Cléone, une Suivante d'Hébé, Une Ombre
Renée Winick
soprano
Le Grand-Prêtre
Brian McMillan
baryton
Mercure
Joey Niceforo
ténor
Soldat de Sparte
Michael Lee
ténor

Matthew Zadow
baryton
Une Voix
Lorelle Angelo
soprano

Catherine Lippitt Erickson
soprano

DATE D'ENREGISTREMENT
9 au 13 février 2003
LIEU D'ENREGISTREMENT
Grace Church on the Hill - Toronto - Canada
ENREGISTREMENT EN CONCERT
non

EDITEUR
Naxos
COLLECTION
Opera Classics
DATE DE PRODUCTION
2004
NOMBRE DE DISQUES
2
CATEGORIE
DDD
 

Version de 1754

Critique de cet enregistrement dans :

"Castor et Pollux existe en deux états si différents qu'il est légitime de parler de deux oeuvres distinctes : la version première en 1737, et la révision fondamentale - livret et musique - en 1754 qui clôt la Querelle des Bouffons. C'est le second état qui est ici honoré. Que cet enregistrement est terne, pourtant, et sonne vieux comme il y a trente ans, au temps de l'English Bach Festival ! L'orchestre n'est jamais dynamique : aucun élan, rien ne bondit, pas plus l'ouverture que les danses, et les jeux entre instruments tombent à plat. Les timbres sont ordinaires, la conduite des voix est prosaïque et l'articulation des sons se tient dans un monotone et permanent moyen terme. On peine même à croire que l'écriture orchestrale de Rameau, ici placée sous un si lugubre éteignoir, est une des sources de l'orchestre moderne. Conduit par un chef un peu rayonnant et émulé par un tempérament théâtral, le plateau de solistes aurait révélé un autre visage. Les personnalités les plus intéressantes en sont le baryton Joshua Hopkins (Pollux), au timbre sonnant également dans toute sa tessiture et à la claire élocution, et la soprano Meredith Hall (Phébé), qui possède les atouts d'une honorable chanteuse ramiste. Monica Whicher (Télaïre) ne peut être rendue responsable d'un morphéique "Tristes apprêts" tant Kevin Mallon la plombe. Enfin, le ténor Colin Ainsworth (Castor) a la tessiture du rôle, mais absolument pas l'héroïsme requis tant son timbre est léger ; et le vibrato de Giles Tomkins est si incontrôlé qu'il ôte toute majesté à Jupiter."

"Un Castor nouveau n'est pas un Castor de trop. Surtout dans sa version finale, la plus animée, la plus courte et la moins sombre, qui n'eut à son chevet ni Harnoncourt ni Christie mais, combien surpassable ! le seul Farncombe (Erato 1982, oublions la prétendue " version de chambre" hasardée ensuite par l'Ensemble XVIII-21). La compagnie Opera in Concert de Toronto montre un zèle estimable dans la restitution des tableaux ; certains solistes tiennent leur rang ; l'orchestre a des douceurs d'attaque à ravir quelquefois ; quant à la partition... Rien à blâmer, en somme. Rien à fêter non plus. Le plateau, correct en public, s'abîme en studio dans une langue vague. Le choeur défaille ; l'orchestre, chétif, ne connaît que l'aquarelle ; le chef tourne ses pages avec une monotonie de phrase et d'accent qui ferait passer la danse des Démons (IV) pour celle des Plaisirs (III). Surpassable, Farncombe, mais insurpassé."

 

 

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